Alain Art - My journey in the desert

Au détour de la route allongée entre les flancs escarpés des montagnes apparait soudain en contre bas le village, Dahab, au pied de la mer rouge, face à l’Arabie Saoudite, bien visible au loin.

Inspiration lente et profonde, un sourire apparait sur mon visage encore bien endormi par le voyage.

Le taxi poursuit sa descente, nous traversons le village sur une route chaotique pour finalement longer la mer.

C’est un jour venteux et les vagues sauvages retiennent quelque peu mon désir palpitant de plonger dans l’eau d’un bleu intense.

Une allée courte montant sur notre gauche. Nous y sommes !

Le petit hôtel à un étage, en croissant de lune avec ses vieux balcons en bois, semble sommeiller.

Au centre, je m’engage dans le portail largement ouvert. Wael ( « on prononce Wa-El ») relève la tête, son regard s’illumine et d’un mouvement se retrouve face à moi, les bras ouverts. Il me fait une accolade qui me surprend tellement que je ne peux cacher mon rire. Retrouvailles !

 

Il me donne la clé : chambre à l’étage. Et je n’ai que le choix car à ce moment je suis seul dans l’hôtel.

Je monte, ouvre la porte.

Ma respiration s’arrête, un frémissement me parcourt tout le corps.

Quelque chose en moi tremble, mes yeux se troublent.

Ce que je sens est indescriptible.

C’est une énergie d’amour, de soin que chacun ici a mis dans cet hôtel, pour rendre ma chambre si accueillante.

J’ai peine à la recevoir, je me sens débordé.

Jusqu’au moment où j’ouvre les bras et l’inspire avec gratitude, pleinement !

 

Le lendemain j’ai rendez-vous avec Souliman, Mohammed et Ibrahim.

Nous montons dans la jeep Toyota vers un lieu que Mohammet a choisi. Je me laisse porter.

Après avoir quitté la route de Sainte-Catherine, nous nous engageons dans une vallée qui m’est bien connue : la gazella valley, où le 4x4 se joue des dunes de sable.

 

Nous nous arrêtons au « Kamel-point », où nous prenons le thé incontournable. Le bédouin, au nom incompréhensible, semble immuable au pied de son feu. Ses mains et ses pieds gonflés témoignent d’une vie rude, bien en contraste avec la douceur de sa voix et de son regard.

Mon œil avisé remarque bien vite ses animaux : des chèvres et des chameaux resplendissant de santé et des chiens rares mais typiques du désert, des Saluki. 

Je lui en fais la remarque et il me parle de la qualité de la nourriture du désert, ce qui m’étonne encore plus vu l’apparente absence d’herbe ou autres végétaux.

Voilà encore un appel à bien ouvrir mes yeux !

Nous recevons l’eau nécessaire pour notre voyage vers notre premier camp, tout près du « Closed-canyon ».

Sur la piste vers l’oase Hodra, nous nous engageons dans une petite vallée, débouchant sur une plaine de quelques centaines de mètres, entourée de falaises à pic.

Ibrahim et Souliman nous aident à débarquer nos affaires et repartent.

La voiture disparait, Mohammed est assis à côté de moi. 

Silence assourdissant et regards sans mot, entre hommes.

 

Puis partage, de cœur à cœur, conversation intime, ouverte, directe.

Sentiment d’être à l’endroit juste, avec la personne juste, au moment juste.

 

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 Alain Art - My journey in the desert

Au détour de la route allongée entre les flancs escarpés des montagnes apparait soudain en contre bas le village, Dahab, au pied de la mer rouge, face à l’Arabie Saoudite, bien visible au loin.

Inspiration lente et profonde, un sourire apparait sur mon visage encore bien endormi par le voyage.

Le taxi poursuit sa descente, nous traversons le village sur une route chaotique pour finalement longer la mer.

C’est un jour venteux et les vagues sauvages retiennent quelque peu mon désir palpitant de plonger dans l’eau d’un bleu intense.

Une allée courte montant sur notre gauche. Nous y sommes !

Le petit hôtel à un étage, en croissant de lune avec ses vieux balcons en bois, semble sommeiller.

Au centre, je m’engage dans le portail largement ouvert. Wael ( « on prononce Wa-El ») relève la tête, son regard s’illumine et d’un mouvement se retrouve face à moi, les bras ouverts. Il me fait une accolade qui me surprend tellement que je ne peux cacher mon rire. Retrouvailles !

 

Il me donne la clé : chambre à l’étage. Et je n’ai que le choix car à ce moment je suis seul dans l’hôtel.

Je monte, ouvre la porte.

Ma respiration s’arrête, un frémissement me parcourt tout le corps.

Quelque chose en moi tremble, mes yeux se troublent.

Ce que je sens est indescriptible.

C’est une énergie d’amour, de soin que chacun ici a mis dans cet hôtel, pour rendre ma chambre si accueillante.

J’ai peine à la recevoir, je me sens débordé.

Jusqu’au moment où j’ouvre les bras et l’inspire avec gratitude, pleinement !

 

Le lendemain j’ai rendez-vous avec Souliman, Mohammed et Ibrahim.

Nous montons dans la jeep Toyota vers un lieu que Mohammet a choisi. Je me laisse porter.

Après avoir quitté la route de Sainte-Catherine, nous nous engageons dans une vallée qui m’est bien connue : la gazella valley, où le 4x4 se joue des dunes de sable.

 

Nous nous arrêtons au « Kamel-point », où nous prenons le thé incontournable. Le bédouin, au nom incompréhensible, semble immuable au pied de son feu. Ses mains et ses pieds gonflés témoignent d’une vie rude, bien en contraste avec la douceur de sa voix et de son regard.

Mon œil avisé remarque bien vite ses animaux : des chèvres et des chameaux resplendissant de santé et des chiens rares mais typiques du désert, des Saluki. 

Je lui en fais la remarque et il me parle de la qualité de la nourriture du désert, ce qui m’étonne encore plus vu l’apparente absence d’herbe ou autres végétaux.

Voilà encore un appel à bien ouvrir mes yeux !

Nous recevons l’eau nécessaire pour notre voyage vers notre premier camp, tout près du « Closed-canyon ».

Sur la piste vers l’oase Hodra, nous nous engageons dans une petite vallée, débouchant sur une plaine de quelques centaines de mètres, entourée de falaises à pic.

Ibrahim et Souliman nous aident à débarquer nos affaires et repartent.

La voiture disparait, Mohammed est assis à côté de moi. 

Silence assourdissant et regards sans mot, entre hommes.

 

Puis partage, de cœur à cœur, conversation intime, ouverte, directe.

Sentiment d’être à l’endroit juste, avec la personne juste, au moment juste.

 

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